Transcription
Histoire et contexte.
Ce jardin, créé récemment par la Ville de Paris, offre une respiration inattendue au cœur du quartier dense du Marais. Ouvert en deux temps, en 2007 puis en 2014, le Jardin des Rosiers - Joseph Migneret forme en réalité une couture paysagère. Il a été composé en réunissant les jardins, autrefois privés et inaccessibles, de trois hôtels particuliers mitoyens : l'Hôtel de Coulanges, l'Hôtel Barbes et l'Hôtel d'Albret. Cette origine multiple explique aussi sa configuration atypique, une succession d'espaces variés. L'Hôtel de Coulanges, par exemple, est un lieu chargé d'histoire littéraire : c'est là que grandit Marie de Rabutin-Chantal, plus connue sous le nom de Madame de Sévigné, avant son mariage. D'une superficie totale de 2 135 m², ce jardin secret s'inscrit le long du tracé de l'ancienne muraille médiévale de la ville.
En 2014, le jardin, initialement Francs-Bourgeois - Rosiers, a été rebaptisé en hommage à une figure héroïque et discrète du quartier : Joseph Migneret. Il était le directeur de l'école des Hospitalières-Saint-Gervais, juste à côté, pendant la Seconde Guerre mondiale. Confronté à la persécution des nombreuses familles juives du quartier, cet instituteur, engagé dans la Résistance, a activement sauvé des dizaines de ses élèves promis à la déportation. Son courage lui a valu d'être reconnu "Juste parmi les Nations" en 1990. En te promenant, tu découvriras une stèle dédiée à la mémoire des "tout-petits enfants juifs non scolarisés morts en déportation". Un mémorial touchant qui ancre ce lieu de vie dans le souvenir et le respect.
Ce qu'on y fait.
Le Jardin des Rosiers Joseph Migneret est une adresse que l'on se chuchote. Son principal attrait ? Un contraste saisissant : à quelques mètres de l'agitation de la rue des Rosiers, tu trouves un silence quasi total. Seuls les jeux d'enfants ou le bruissement des feuilles le troublent à peine. Ici, on ne vient pas pour une simple balade. C'est une vraie pause, une parenthèse nécessaire. C'est l'endroit parfait pour t'échapper de la foule après une session shopping, lire un livre sur un banc ou, plus simplement, déjeuner au calme. L'expérience commence même par la recherche de l'entrée. Il faut savoir où pousser la porte pour mériter cette quiétude.
Un jardin en trois temps
La structure du jardin t'invite à une promenade en trois temps. Tu traverses des ambiances différentes, héritage des trois parcelles d'hôtels particuliers qui le composent.
Si tu entres par la rue des Francs-Bourgeois, tu découvriras d'abord la partie la plus ouverte : celle de l'Hôtel de Coulanges. Dominée par une vaste pelouse semi-ombragée et bordée de bancs, c'est un espace privilégié. Il abrite une petite aire de jeux en bois pour les tout-petits, le coin idéal des familles. L'ambiance y est détendue, parfaite pour s'allonger sur l'herbe aux beaux jours.
En poursuivant, tu traverses la section la plus intime du jardin : l'ancien terrain de l'Hôtel Barbes. Plus étroit et plus dense en végétation, cet espace se distingue. Un chemin serpente entre un grand figuier aux branches étalées et un imposant marronnier. Plus ombragé, presque un sous-bois, ce passage crée une transition apaisante vers la dernière partie.
Enfin, tu débouches sur l'espace adossé à l'Hôtel d'Albret, avec son accès direct depuis la rue des Rosiers. Cette zone se distingue par sa vocation : un jardin partagé, entretenu par les habitants du quartier, avec des cultures en espalier. C'est aussi là que se trouve le principal trésor historique du lieu : une tour de l'ancienne muraille de Paris.
Des vestiges entre Moyen Âge et industrie
Plus qu'un havre de paix, le jardin est aussi une machine à remonter le temps. Le vestige le plus spectaculaire, c'est la tour de l'enceinte de Philippe Auguste. Datant du XIIIe siècle, cette massive tour de pierre témoigne de la muraille qui protégeait Paris au Moyen Âge. Classée Monument Historique, elle a été soigneusement restaurée et mise en valeur lors de la création du jardin. Intégrée à la propriété de l'Hôtel d'Albret au fil des siècles, elle a connu plusieurs vies, servant de salle à manger d'été puis de chapelle. Se retrouver face à elle, c'est toucher du doigt huit siècles d'histoire parisienne.
Une autre curiosité, bien plus récente, attire le regard. Depuis la grande pelouse, tu remarqueras une surprenante cheminée en briques de 35 mètres de haut. Incongrue dans ce décor d'hôtels particuliers, elle intrigue. C'est le dernier vestige de l'ancienne usine de la Société des Cendres. Jusqu'en 2002, cette manufacture traitait les résidus des ateliers de bijouterie (limailles, balayures) pour en récupérer les métaux précieux comme l'or et l'argent. Ce dialogue inattendu entre une tour médiévale et une cheminée industrielle donne au jardin une saveur unique.
Le refuge des habitants du quartier
Bien qu'il attire de plus en plus de visiteurs curieux, le jardin reste avant tout un lieu de vie pour les habitants du Marais. C'est leur jardin secret, où ils viennent chercher une tranquillité devenue rare dans le quartier. Tu y croiseras des habitués lisant sur leur banc, des étudiants révisant, ou des joueurs d'échecs concentrés sur les tables prévues à cet effet. Une boîte à livres permet d'échanger des lectures, renforçant l'esprit de village.
C'est aussi le lieu de pique-nique par excellence. L'astuce, connue des initiés : aller chercher un falafel ou un sandwich dans l'une des échoppes de la rue des Rosiers, puis le déguster ici, assis sur un banc ou sur la pelouse. C'est une façon bien plus agréable de savourer les spécialités du quartier que de manger debout au milieu de la foule. Cette appropriation simple et quotidienne fait tout le charme de ce jardin.
Conseils pratiques.
Le Jardin des Rosiers - Joseph Migneret se mérite : ses entrées sont particulièrement discrètes. Tu les manqueras facilement si tu ne sais pas où regarder. C'est ce qui le préserve de la foule, mais cela peut aussi être déroutant. Deux accès principaux s'offrent à toi. Le premier se trouve au 10 rue des Rosiers, via un passage discret, juste à côté de boutiques. Le second, plus monumental, est au 35-37 rue des Francs-Bourgeois, en traversant la magnifique cour de l'Hôtel de Coulanges. Attention, il peut être ponctuellement fermé lors d'événements privés ou de travaux dans l'hôtel. Si tu trouves porte close, n'hésite pas à faire le tour du pâté de maisons pour tenter l'autre entrée.
Quand et comment en profiter ?
Ce jardin secret du le Marais reste relativement calme toute l'année. Pour une tranquillité absolue, privilégie une visite en matinée en semaine, un mardi matin par exemple. L'affluence est un peu plus marquée à l'heure du déjeuner (employés et touristes viennent y pique-niquer) et le samedi après-midi. L'animation du quartier se fait alors un peu plus sentir, sans jamais devenir oppressante. L'accès est entièrement gratuit. Les horaires varient avec les saisons : le jardin ouvre généralement à 8h en semaine (9h le week-end) et ferme entre 18h et 19h. Prudence : les sources peuvent parfois indiquer des horaires différents. Une vérification rapide avant ta visite peut t'éviter une déconvenue. Compte une bonne heure pour faire le tour des trois parties, t'asseoir et vraiment t'imprégner de l'atmosphère.
Quelques limites sont à connaître. Le jardin n'est pas équipé de toilettes publiques, un point à anticiper, surtout si tu viens avec des enfants. Les animaux de compagnie ne sont pas admis, même tenus en laisse. Enfin, ne t'attends pas à voir une roseraie : le nom du jardin vient de son accès par la rue des Rosiers, une appellation historique qui n'a pas de lien avec les plantations actuelles. Situé dans le 4e arrondissement, c'est une étape idéale lors d'une exploration du quartier.
Accessibilité
Le jardin est bien adapté aux personnes à mobilité réduite et aux poussettes. Il fait partie d'un "quartier d'accessibilité augmentée" (QAA) de la Ville de Paris. Les allées, lisses et bien entretenues, ainsi que des rampes en pente douce, permettent de passer facilement d'une section à l'autre. Tu y trouveras de nombreux bancs pour te reposer. Aucune information fiable n'est disponible sur d'éventuels dispositifs pour les personnes malvoyantes ou malentendantes.
Pourquoi je te le conseille.
Je te le conseille pour le choc salutaire qu'il procure. Tu passes d'une des rues les plus bruyantes et bondées de Paris à un silence quasi monacal, juste en poussant une simple porte. C'est un lieu qui superpose les mémoires : la muraille du Moyen Âge, l'élégance du Grand Siècle et l'hommage émouvant à un homme juste du XXe siècle. Plus qu'un simple jardin, c'est une pause nécessaire et pleine de sens.

Prévois ~1h00 sur place, avec une affluence 3/5, et un accès facile depuis Paris intra. Viens sans réservation pour une visite sans stress.
Un jardin caché au cœur du Marais, accessible en traversant l'Hôtel de Coulanges. Il réunit les jardins de trois hôtels particuliers. C'est calme, il y a de la pelouse et des chaises. Le spot pique-nique chic et discret du quartier.
Histoire et contexte
Ce jardin, créé récemment par la Ville de Paris, offre une respiration inattendue au cœur du quartier dense du Marais. Ouvert en deux temps, en 2007 puis en 2014, le Jardin des Rosiers – Joseph Migneret forme en réalité une couture paysagère. Il a été composé en réunissant les jardins, autrefois privés et inaccessibles, de trois hôtels particuliers mitoyens : l’Hôtel de Coulanges, l’Hôtel Barbes et l’Hôtel d’Albret. Cette origine multiple explique aussi sa configuration atypique, une succession d’espaces variés. L’Hôtel de Coulanges, par exemple, est un lieu chargé d’histoire littéraire : c’est là que grandit Marie de Rabutin-Chantal, plus connue sous le nom de Madame de Sévigné, avant son mariage. D’une superficie totale de 2 135 m², ce jardin secret s’inscrit le long du tracé de l’ancienne muraille médiévale de la ville.
En 2014, le jardin, initialement Francs-Bourgeois – Rosiers, a été rebaptisé en hommage à une figure héroïque et discrète du quartier : Joseph Migneret. Il était le directeur de l’école des Hospitalières-Saint-Gervais, juste à côté, pendant la Seconde Guerre mondiale. Confronté à la persécution des nombreuses familles juives du quartier, cet instituteur, engagé dans la Résistance, a activement sauvé des dizaines de ses élèves promis à la déportation. Son courage lui a valu d’être reconnu « Juste parmi les Nations » en 1990. En te promenant, tu découvriras une stèle dédiée à la mémoire des « tout-petits enfants juifs non scolarisés morts en déportation ». Un mémorial touchant qui ancre ce lieu de vie dans le souvenir et le respect.

Ce qu’on y fait
Le Jardin des Rosiers Joseph Migneret est une adresse que l’on se chuchote. Son principal attrait ? Un contraste saisissant : à quelques mètres de l’agitation de la rue des Rosiers, tu trouves un silence quasi total. Seuls les jeux d’enfants ou le bruissement des feuilles le troublent à peine. Ici, on ne vient pas pour une simple balade. C’est une vraie pause, une parenthèse nécessaire. C’est l’endroit parfait pour t’échapper de la foule après une session shopping, lire un livre sur un banc ou, plus simplement, déjeuner au calme. L’expérience commence même par la recherche de l’entrée. Il faut savoir où pousser la porte pour mériter cette quiétude.

Un jardin en trois temps
La structure du jardin t’invite à une promenade en trois temps. Tu traverses des ambiances différentes, héritage des trois parcelles d’hôtels particuliers qui le composent.
Si tu entres par la rue des Francs-Bourgeois, tu découvriras d’abord la partie la plus ouverte : celle de l’Hôtel de Coulanges. Dominée par une vaste pelouse semi-ombragée et bordée de bancs, c’est un espace privilégié. Il abrite une petite aire de jeux en bois pour les tout-petits, le coin idéal des familles. L’ambiance y est détendue, parfaite pour s’allonger sur l’herbe aux beaux jours.
En poursuivant, tu traverses la section la plus intime du jardin : l’ancien terrain de l’Hôtel Barbes. Plus étroit et plus dense en végétation, cet espace se distingue. Un chemin serpente entre un grand figuier aux branches étalées et un imposant marronnier. Plus ombragé, presque un sous-bois, ce passage crée une transition apaisante vers la dernière partie.
Enfin, tu débouches sur l’espace adossé à l’Hôtel d’Albret, avec son accès direct depuis la rue des Rosiers. Cette zone se distingue par sa vocation : un jardin partagé, entretenu par les habitants du quartier, avec des cultures en espalier. C’est aussi là que se trouve le principal trésor historique du lieu : une tour de l’ancienne muraille de Paris.

Des vestiges entre Moyen Âge et industrie
Plus qu’un havre de paix, le jardin est aussi une machine à remonter le temps. Le vestige le plus spectaculaire, c’est la tour de l’enceinte de Philippe Auguste. Datant du XIIIe siècle, cette massive tour de pierre témoigne de la muraille qui protégeait Paris au Moyen Âge. Classée Monument Historique, elle a été soigneusement restaurée et mise en valeur lors de la création du jardin. Intégrée à la propriété de l’Hôtel d’Albret au fil des siècles, elle a connu plusieurs vies, servant de salle à manger d’été puis de chapelle. Se retrouver face à elle, c’est toucher du doigt huit siècles d’histoire parisienne.



Une autre curiosité, bien plus récente, attire le regard. Depuis la grande pelouse, tu remarqueras une surprenante cheminée en briques de 35 mètres de haut. Incongrue dans ce décor d’hôtels particuliers, elle intrigue. C’est le dernier vestige de l’ancienne usine de la Société des Cendres. Jusqu’en 2002, cette manufacture traitait les résidus des ateliers de bijouterie (limailles, balayures) pour en récupérer les métaux précieux comme l’or et l’argent. Ce dialogue inattendu entre une tour médiévale et une cheminée industrielle donne au jardin une saveur unique.

Le refuge des habitants du quartier
Bien qu’il attire de plus en plus de visiteurs curieux, le jardin reste avant tout un lieu de vie pour les habitants du Marais. C’est leur jardin secret, où ils viennent chercher une tranquillité devenue rare dans le quartier. Tu y croiseras des habitués lisant sur leur banc, des étudiants révisant, ou des joueurs d’échecs concentrés sur les tables prévues à cet effet. Une boîte à livres permet d’échanger des lectures, renforçant l’esprit de village.
C’est aussi le lieu de pique-nique par excellence. L’astuce, connue des initiés : aller chercher un falafel ou un sandwich dans l’une des échoppes de la rue des Rosiers, puis le déguster ici, assis sur un banc ou sur la pelouse. C’est une façon bien plus agréable de savourer les spécialités du quartier que de manger debout au milieu de la foule. Cette appropriation simple et quotidienne fait tout le charme de ce jardin.
Conseils pratiques
Le Jardin des Rosiers – Joseph Migneret se mérite : ses entrées sont particulièrement discrètes. Tu les manqueras facilement si tu ne sais pas où regarder. C’est ce qui le préserve de la foule, mais cela peut aussi être déroutant. Deux accès principaux s’offrent à toi. Le premier se trouve au 10 rue des Rosiers, via un passage discret, juste à côté de boutiques. Le second, plus monumental, est au 35-37 rue des Francs-Bourgeois, en traversant la magnifique cour de l’Hôtel de Coulanges. Attention, il peut être ponctuellement fermé lors d’événements privés ou de travaux dans l’hôtel. Si tu trouves porte close, n’hésite pas à faire le tour du pâté de maisons pour tenter l’autre entrée.

Quand et comment en profiter ?
Ce jardin secret du Le Marais reste relativement calme toute l’année. Pour une tranquillité absolue, privilégie une visite en matinée en semaine, un mardi matin par exemple. L’affluence est un peu plus marquée à l’heure du déjeuner (employés et touristes viennent y pique-niquer) et le samedi après-midi. L’animation du quartier se fait alors un peu plus sentir, sans jamais devenir oppressante. L’accès est entièrement gratuit. Les horaires varient avec les saisons : le jardin ouvre généralement à 8h en semaine (9h le week-end) et ferme entre 18h et 19h. Prudence : les sources peuvent parfois indiquer des horaires différents. Une vérification rapide avant ta visite peut t’éviter une déconvenue. Compte une bonne heure pour faire le tour des trois parties, t’asseoir et vraiment t’imprégner de l’atmosphère.
Quelques limites sont à connaître. Le jardin n’est pas équipé de toilettes publiques, un point à anticiper, surtout si tu viens avec des enfants. Les animaux de compagnie ne sont pas admis, même tenus en laisse. Enfin, ne t’attends pas à voir une roseraie : le nom du jardin vient de son accès par la rue des Rosiers, une appellation historique qui n’a pas de lien avec les plantations actuelles. Situé dans le 4e arrondissement, c’est une étape idéale lors d’une exploration du quartier.

Accessibilité
Le jardin est bien adapté aux personnes à mobilité réduite et aux poussettes. Il fait partie d’un « quartier d’accessibilité augmentée » (QAA) de la Ville de Paris. Les allées, lisses et bien entretenues, ainsi que des rampes en pente douce, permettent de passer facilement d’une section à l’autre. Tu y trouveras de nombreux bancs pour te reposer. Aucune information fiable n’est disponible sur d’éventuels dispositifs pour les personnes malvoyantes ou malentendantes.



Pourquoi je te le conseille
Je te le conseille pour le choc salutaire qu’il procure. Tu passes d’une des rues les plus bruyantes et bondées de Paris à un silence quasi monacal, juste en poussant une simple porte. C’est un lieu qui superpose les mémoires : la muraille du Moyen Âge, l’élégance du Grand Siècle et l’hommage émouvant à un homme juste du XXe siècle. Plus qu’un simple jardin, c’est une pause nécessaire et pleine de sens.
Contenu enrichi avec l’assistance de l’IA, relu et validé par la rédaction.
FAQ Jardin des Rosiers – Joseph Migneret
Par où entre-t-on exactement dans ce jardin caché ?
L'entrée du Jardin des Rosiers Joseph Migneret est-elle payante ?
À quelle heure le jardin ferme-t-il exactement en hiver ?
Est-il permis de s'installer sur les pelouses pour pique-niquer ?
Le jardin est-il accessible aux personnes à mobilité réduite ?
Quel est le meilleur moment pour visiter le Jardin des Rosiers Joseph Migneret ?
Voir toutes les questions sur Jardin des Rosiers – Joseph Migneret














