Transcription
Histoire et contexte.
Avant 2013, le carrefour de la rue d’Aboukir et de la rue des Petits Carreaux n’avait rien de particulier. On y trouvait un immense mur pignon aveugle, l'une de ces façades nues et grises si fréquentes à Paris. À cette époque, le quartier du Sentier, cœur historique de l’industrie textile parisienne, connaissait une mutation. Face au déclin de son activité traditionnelle, il cherchait un nouveau souffle. C’est dans ce contexte que l’idée est née de transformer ce mur anonyme en une œuvre d’art vivante. Cette initiative, conjointe entre le propriétaire de l’immeuble du 83 rue d’Aboukir et la mairie du 2e arrondissement, avait un objectif clair : créer un signal fort, un geste esthétique et écologique pour redynamiser l’espace public et améliorer le cadre de vie.
Pour concrétiser cette ambition, ils ont fait appel à un spécialiste reconnu dans le domaine : le botaniste et chercheur Patrick Blanc. Considéré comme l’inventeur du concept de mur végétal moderne, il avait déjà œuvré dans la capitale. On lui devait notamment les façades végétalisées du Musée du Quai Branly et de la Cité des sciences et de l’industrie. Son expertise scientifique et sa vision artistique en faisaient la personne idéale pour relever le défi. En seulement sept semaines, il a conçu et installé une composition spectaculaire, transformant radicalement la perception du lieu. Un simple mur est ainsi devenu l'Oasis d'Aboukir, un nom qui illustre parfaitement la bouffée d’air frais qu’elle représente dans ce paysage urbain si dense.
Ce qu'on y découvre.
Ce qui t'attend n'est pas une visite classique, mais une véritable surprise visuelle. En arrivant à l’angle de la rue, ton regard est immédiatement attiré vers le ciel par une cascade de verdure qui semble défier la gravité. Le Mur Végétal de Paris est une œuvre monumentale, une jungle verticale qui habille une façade, un tableau vivant qui change au fil des heures et des saisons. Prends le temps de t'arrêter pour en saisir toute la richesse, bien au-delà de la première impression.
Une composition botanique monumentale
Les chiffres donnent une idée de l'ampleur du projet. La fresque végétale s'élève sur 25 mètres de haut et couvre une surface de 250 m². Elle est composée d’environ 7 600 plantes appartenant à pas moins de 237 espèces différentes. Tu découvriras une composition botanique complexe et méticuleusement agencée par Patrick Blanc, loin du simple mur de lierre. C’est là que son nom officiel, "Hymne à la Biodiversité", prend toute sa dimension. C’est un véritable écosystème vertical où se côtoient des espèces variées comme des ficus, des géraniums, des fuchsias ou des heuchères, créant une mosaïque de textures, de formes et de couleurs.
Le dessin de l’œuvre n’est pas dû au hasard. Les plantes sont disposées en diagonales et en vagues, un mouvement dynamique qui guide l'œil le long de la façade. Au printemps et en été, le mur foisonne de vie, ses floraisons ajoutant des touches de couleur au vert dominant. En automne, les feuillages prennent des teintes plus chaudes. Même en hiver, de nombreuses espèces persistantes assurent une présence végétale constante. C'est cette complexité qui fait la richesse de l'œuvre : chaque fois que tu la regardes, tu peux y découvrir un nouveau détail.
Le secret technique derrière l'œuvre
L'exploit n'est pas seulement esthétique, il est aussi technique. Pour que des milliers de plantes puissent prospérer à la verticale et sans terre, Patrick Blanc a mis au point un système ingénieux. La structure ne repose pas directement sur le mur de l'immeuble. Elle est fixée sur un cadre métallique qui maintient une légère lame d'air, assurant ainsi la ventilation et la protection du bâtiment. Sur ce cadre est agrafée une plaque de PVC expansé, qui sert de support rigide et imputrescible.
C'est sur cette plaque que repose l'élément clé : une double couche de feutre polyamide, une sorte de nappe d'irrigation très résistante. Les racines des plantes s'ancrent dans ce feutre, comme elles le feraient sur de la mousse sur un rocher en pleine nature. Le système fonctionne en hydroponie, c’est-à-dire que les plantes se nourrissent des sels minéraux contenus dans l'eau d'arrosage, et non dans la terre. Un réseau de tuyaux dissimulé en haut du mur distribue l'eau enrichie en nutriments, qui s'écoule par capillarité à travers le feutre. L'arrosage est entièrement automatisé et se déclenche plusieurs fois par jour pour de courtes durées, assurant une hydratation constante sans gaspillage. L'entretien, qui consiste principalement à tailler les plantes pour maintenir l'harmonie de la composition, est réalisé deux à trois fois par an.
L'impact sur le quartier et la vie locale
L'Oasis d'Aboukir a eu un impact marquant sur son environnement immédiat. Avant sa création, ce carrefour était un simple lieu de passage. Aujourd'hui, il est devenu un point de repère et une destination. La rue des Petits Carreaux, à cet endroit, a été piétonnisée, créant une petite placette conviviale au pied du mur. Des cafés et des restaurants ont installé leurs terrasses face à cette vue singulière, offrant une pause agréable et pour le moins originale. Le lieu a développé une atmosphère de place de village où les habitants, les travailleurs du quartier et les visiteurs aiment se retrouver.
L'œuvre a ainsi réussi son pari : elle agit au cœur de la vie urbaine, bien au-delà d'un simple objet de contemplation. Elle a insufflé une nouvelle énergie au quartier, attirant les curieux et les photographes. C’est devenu l’un des spots photo les plus populaires du centre de Paris, un arrière-plan spectaculaire pour des portraits ou des souvenirs de voyage. Cet impact social et urbain est une belle réussite de ce projet, démontrant comment l'art et la nature peuvent concrètement améliorer la ville.
Conseils pratiques.
Ne prévois pas un après-midi entier pour visiter ce mur. Son observation, même attentive, ne te prendra qu'une quinzaine de minutes. L'intérêt de l'Oasis d'Aboukir réside dans son intégration à une balade plus large. C'est une étape parfaite, une surprise visuelle au cours d'une exploration du quartier du Sentier - Saint-Denis. L'œuvre se situe à quelques pas seulement de l'agitation de la rue Montorgueil, ce qui en fait une halte facile et rafraîchissante. C'est le genre de curiosité que tu es heureux de découvrir au détour d'une rue, sans forcément l'avoir planifiée comme une visite majeure.
L'œuvre est visible 24h/24 et 7j/7 depuis la rue, et c'est entièrement gratuit. Pour en profiter dans les meilleures conditions, privilégie un matin en semaine, idéalement le mardi matin. La lumière est souvent plus douce et le passage moins dense, ce qui te laissera le loisir de l'observer et de prendre des photos tranquillement. Le pire moment est sans doute le samedi après-midi, quand le quartier est très fréquenté et que le carrefour devient un flot continu de passants. Un éclairage met le mur en valeur la nuit, offrant une perspective différente, plus théâtrale. C'est une excellente option pour une promenade dans le 2e arrondissement en soirée.
Ce qu'il faut avoir en tête
Sois conscient que l'aspect du mur dépend fortement des saisons. Il est particulièrement dense et luxuriant du printemps à la fin de l'été. En hiver, bien que de nombreuses plantes soient persistantes, son apparence est moins spectaculaire, ce qui est tout à fait normal pour une œuvre vivante. De même, son état d'entretien peut légèrement varier. C'est un jardin vertical, vivant, non une image figée.
Enfin, garde à l'esprit que malgré son nom d'Oasis, le lieu reste un carrefour urbain animé. C'est une parenthèse de nature au cœur du bruit et de l'agitation de Paris, mais n'y cherche pas une enclave de silence absolu. Côté accessibilité, aucun souci : le mur s'observe de plain-pied depuis les trottoirs qui l'entourent. Une personne en fauteuil roulant peut donc l'admirer sans aucune difficulté.
Pourquoi je te le conseille.
Je te recommande de passer par là pour le choc visuel qu’il procure. C'est l'un des meilleurs exemples à Paris d'une reconversion urbaine réussie, où l'art et la nature transforment un espace banal en un lieu inspirant. C'est une démonstration concrète que la ville peut être plus verte et plus poétique, un mur à la fois.

Prévois ~15 min sur place, avec une affluence 4/5, et un accès facile depuis Paris intra. Viens sans réservation pour une visite sans stress.
Lève les yeux rue d'Aboukir : cette façade est une jungle verticale impressionnante. C'est l'œuvre de Patrick Blanc. C'est juste un mur, mais c'est une bouffée d'oxygène visuelle et un spot photo génial dans ce quartier dense.
Histoire et contexte
Avant 2013, le carrefour de la rue d’Aboukir et de la rue des Petits Carreaux n’avait rien de particulier. On y trouvait un immense mur pignon aveugle, l’une de ces façades nues et grises si fréquentes à Paris. À cette époque, le quartier du Sentier, cœur historique de l’industrie textile parisienne, connaissait une mutation. Face au déclin de son activité traditionnelle, il cherchait un nouveau souffle. C’est dans ce contexte que l’idée est née de transformer ce mur anonyme en une œuvre d’art vivante. Cette initiative, conjointe entre le propriétaire de l’immeuble du 83 rue d’Aboukir et la mairie du 2e arrondissement, avait un objectif clair : créer un signal fort, un geste esthétique et écologique pour redynamiser l’espace public et améliorer le cadre de vie.
Pour concrétiser cette ambition, ils ont fait appel à un spécialiste reconnu dans le domaine : le botaniste et chercheur Patrick Blanc. Considéré comme l’inventeur du concept de mur végétal moderne, il avait déjà œuvré dans la capitale. On lui devait notamment les façades végétalisées du Musée du Quai Branly et de la Cité des sciences et de l’industrie. Son expertise scientifique et sa vision artistique en faisaient la personne idéale pour relever le défi. En seulement sept semaines, il a conçu et installé une composition spectaculaire, transformant radicalement la perception du lieu. Un simple mur est ainsi devenu l’Oasis d’Aboukir, un nom qui illustre parfaitement la bouffée d’air frais qu’elle représente dans ce paysage urbain si dense.

Ce qu’on y découvre
Ce qui t’attend n’est pas une visite classique, mais une véritable surprise visuelle. En arrivant à l’angle de la rue, ton regard est immédiatement attiré vers le ciel par une cascade de verdure qui semble défier la gravité. Le Mur Végétal de Paris est une œuvre monumentale, une jungle verticale qui habille une façade, un tableau vivant qui change au fil des heures et des saisons. Prends le temps de t’arrêter pour en saisir toute la richesse, bien au-delà de la première impression.
Une composition botanique monumentale
Les chiffres donnent une idée de l’ampleur du projet. La fresque végétale s’élève sur 25 mètres de haut et couvre une surface de 250 m². Elle est composée d’environ 7 600 plantes appartenant à pas moins de 237 espèces différentes. Tu découvriras une composition botanique complexe et méticuleusement agencée par Patrick Blanc, loin du simple mur de lierre. C’est là que son nom officiel, « Hymne à la Biodiversité », prend toute sa dimension. C’est un véritable écosystème vertical où se côtoient des espèces variées comme des ficus, des géraniums, des fuchsias ou des heuchères, créant une mosaïque de textures, de formes et de couleurs.
Le dessin de l’œuvre n’est pas dû au hasard. Les plantes sont disposées en diagonales et en vagues, un mouvement dynamique qui guide l’œil le long de la façade. Au printemps et en été, le mur foisonne de vie, ses floraisons ajoutant des touches de couleur au vert dominant. En automne, les feuillages prennent des teintes plus chaudes. Même en hiver, de nombreuses espèces persistantes assurent une présence végétale constante. C’est cette complexité qui fait la richesse de l’œuvre : chaque fois que tu la regardes, tu peux y découvrir un nouveau détail.

Le secret technique derrière l’œuvre
L’exploit n’est pas seulement esthétique, il est aussi technique. Pour que des milliers de plantes puissent prospérer à la verticale et sans terre, Patrick Blanc a mis au point un système ingénieux. La structure ne repose pas directement sur le mur de l’immeuble. Elle est fixée sur un cadre métallique qui maintient une légère lame d’air, assurant ainsi la ventilation et la protection du bâtiment. Sur ce cadre est agrafée une plaque de PVC expansé, qui sert de support rigide et imputrescible.
C’est sur cette plaque que repose l’élément clé : une double couche de feutre polyamide, une sorte de nappe d’irrigation très résistante. Les racines des plantes s’ancrent dans ce feutre, comme elles le feraient sur de la mousse sur un rocher en pleine nature. Le système fonctionne en hydroponie, c’est-à-dire que les plantes se nourrissent des sels minéraux contenus dans l’eau d’arrosage, et non dans la terre. Un réseau de tuyaux dissimulé en haut du mur distribue l’eau enrichie en nutriments, qui s’écoule par capillarité à travers le feutre. L’arrosage est entièrement automatisé et se déclenche plusieurs fois par jour pour de courtes durées, assurant une hydratation constante sans gaspillage. L’entretien, qui consiste principalement à tailler les plantes pour maintenir l’harmonie de la composition, est réalisé deux à trois fois par an.
L’impact sur le quartier et la vie locale
L’Oasis d’Aboukir a eu un impact marquant sur son environnement immédiat. Avant sa création, ce carrefour était un simple lieu de passage. Aujourd’hui, il est devenu un point de repère et une destination. La rue des Petits Carreaux, à cet endroit, a été piétonnisée, créant une petite placette conviviale au pied du mur. Des cafés et des restaurants ont installé leurs terrasses face à cette vue singulière, offrant une pause agréable et pour le moins originale. Le lieu a développé une atmosphère de place de village où les habitants, les travailleurs du quartier et les visiteurs aiment se retrouver.
L’œuvre a ainsi réussi son pari : elle agit au cœur de la vie urbaine, bien au-delà d’un simple objet de contemplation. Elle a insufflé une nouvelle énergie au quartier, attirant les curieux et les photographes. C’est devenu l’un des spots photo les plus populaires du centre de Paris, un arrière-plan spectaculaire pour des portraits ou des souvenirs de voyage. Cet impact social et urbain est une belle réussite de ce projet, démontrant comment l’art et la nature peuvent concrètement améliorer la ville.

Conseils pratiques
Ne prévois pas un après-midi entier pour visiter ce mur. Son observation, même attentive, ne te prendra qu’une quinzaine de minutes. L’intérêt de l’Oasis d’Aboukir réside dans son intégration à une balade plus large. C’est une étape parfaite, une surprise visuelle au cours d’une exploration du quartier du Sentier – Saint-Denis. L’œuvre se situe à quelques pas seulement de l’agitation de la rue Montorgueil, ce qui en fait une halte facile et rafraîchissante. C’est le genre de curiosité que tu es heureux de découvrir au détour d’une rue, sans forcément l’avoir planifiée comme une visite majeure.
L’œuvre est visible 24h/24 et 7j/7 depuis la rue, et c’est entièrement gratuit. Pour en profiter dans les meilleures conditions, privilégie un matin en semaine, idéalement le mardi matin. La lumière est souvent plus douce et le passage moins dense, ce qui te laissera le loisir de l’observer et de prendre des photos tranquillement. Le pire moment est sans doute le samedi après-midi, quand le quartier est très fréquenté et que le carrefour devient un flot continu de passants. Un éclairage met le mur en valeur la nuit, offrant une perspective différente, plus théâtrale. C’est une excellente option pour une promenade dans le 2e arrondissement en soirée.
Ce qu’il faut avoir en tête
Sois conscient que l’aspect du mur dépend fortement des saisons. Il est particulièrement dense et luxuriant du printemps à la fin de l’été. En hiver, bien que de nombreuses plantes soient persistantes, son apparence est moins spectaculaire, ce qui est tout à fait normal pour une œuvre vivante. De même, son état d’entretien peut légèrement varier. C’est un jardin vertical, vivant, non une image figée.
Enfin, garde à l’esprit que malgré son nom d’Oasis, le lieu reste un carrefour urbain animé. C’est une parenthèse de nature au cœur du bruit et de l’agitation de Paris, mais n’y cherche pas une enclave de silence absolu. Côté accessibilité, aucun souci : le mur s’observe de plain-pied depuis les trottoirs qui l’entourent. Une personne en fauteuil roulant peut donc l’admirer sans aucune difficulté.
Pourquoi je te le conseille
Je te recommande de passer par là pour le choc visuel qu’il procure. C’est l’un des meilleurs exemples à Paris d’une reconversion urbaine réussie, où l’art et la nature transforment un espace banal en un lieu inspirant. C’est une démonstration concrète que la ville peut être plus verte et plus poétique, un mur à la fois.
FAQ Mur Végétal (L’Oasis d’Aboukir)
Où se trouve le Mur Végétal de l'Oasis d'Aboukir à Paris ?
L'accès au Mur Végétal est-il payant ?
Quels sont les horaires pour voir l'Oasis d'Aboukir ?
Comment accéder au Mur Végétal en métro ou transport en commun ?
Combien de temps faut-il prévoir pour visiter le Mur Végétal ?
Est-ce que le Mur Végétal est accessible aux personnes à mobilité réduite ?
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